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À l’hôpital de Lens, les mamans peuvent accoucher comme à la maison

Le 08/03/2017

Retour aux sources. Ou plutôt, évolution des mentalités. En 2017, de plus en plus de mamans réfléchissent à l’accouchement sans péridurale. Avec l’accompagnement du corps médical et des salles comme au CH Lens, qui dispose d’une salle d’accouchement nature spécialement dédiée, un choix légitime est donc proposé à la future maman.

« C’est vrai que ça ne ressemble pas à une salle d’accouchement classique », sourit Sandrine Brame, sage-femme au CH Lens depuis près de 20 ans. En nous accompagnant dans cette salle spécialement conçue à cette fin (et dont les gens n’imaginent pas l’existence selon l’hôpital, puisque la vision qu’on a du CH Lens est celle d’un bâtiment vieillissant), on se demande en effet si on n’a pas atterri dans un hôtel plutôt cosy.

Une large baignoire, « qui aide à la gestion de la douleur », un sofa « sur lequel on peut faire le choix d’accoucher », une liane d’étirement, un ballon de rééducation, ou encore en ce qui concerne le suivi, un monitoring sans fil… Le tout dans une chambre aux tons pastels. On est loin de l’image de la chambre d’hôpital et seul le lit disposé au fond de cette large pièce où il est possible de déambuler à son aise nous rappelle l’univers médicalisé. Tout est fait pour se sentir bien. Ou mieux.

Car on ne promet pas un accouchement plus facile ou moins douloureux. Mais bien une réappropriation de son corps, en « démédicalisant » le processus. « C’est une démarche qui vient de la maman et qui est réfléchie tout au long de la grossesse avec les sages-femmes mais aussi les gynécologues », explique Emmanuelle Zall, sage-femme au CH Lens.

« L’idée, c’est qu’on puisse accoucher comme à la maison, mais avec une surveillance médicale quand même. D’ailleurs, il y a toujours une salle de césarienne à côté. Ce n’est pas figé, dans un sens comme dans l’autre. Une maman qui aurait décidé une péridurale et qui verrait que ça se passe bien peut essayer la salle nature. Et à l’inverse, on peut repasser en péridurale », complète Sandrine Brame. Car seule la maman peut savoir ce qu’elle ressent pendant l’accouchement. La douleur, les complications… Dans tous les cas, elle a le choix.

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