Laon

Maternité du CH de Laon

La maternité a sa salle nature

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Un mur de couleur chocolat, une baignoire violette, un divan « king size » dans les mêmes teintes agrémenté de coussins rose et violet. Vous n’êtes pas dans un institut de beauté mais bien à l’hôpital de Laon. Dans un espace de 25 m2 environ, tout est fait pour les personnes qui y passeront puissent être le plus détendues possible. Pour y accéder, le sésame est d’être enceinte puisque cette salle se situe dans le service de la maternité. Appelé salle nature, ce lieu permettra, à partir de mardi prochain, aux futures mamans d’avoir un accouchement le plus naturel possible tout en ayant une sécurité en cas de problème. À côté d’un décor cocooning (lampe avec lumière douce, lecteur de musique pour écouter ses morceaux préférés stockés sur son téléphone), un chariot de soins est à proximité, mais reste discret. Le matériel médical tel que le monitoring est inévitable mais il est sans fil et waterproof afin de pouvoir se détendre dans la baignoire de dilatation tout en restant sous surveillance. « Bien sûr, la baignoire a un système de vidange rapide, au cas où le travail se ferait plus rapidement que prévu car l’accouchement dans l’eau n’est pas autorisé en France », explique Adèle Castex, sage-femme. Et n’espérez pas non plus les jets massants : « Nous ne pouvons pas pour des soucis de règles d’hygiène. » À noter toutefois que le service de la maternité de Laon a la chance de disposer dans son effectif d’une aide-soignante qui a suivi une formation en massage. Le prénom de Djamila résonne d’ailleurs pour certaines patientes qui sont déjà passées entre ses mains. Dans la salle, les futures mamans ont aussi à leur disposition une balancelle, un ballon et des lianes de tissus auxquelles elles peuvent s’accrocher pour se détendre, étirer leur dos et faciliter ainsi le travail. Pour le bébé aussi, la médicalisation est réduite au maximum. « Nous disposons d’un petit chausson qui nous permet de suivre, sans fil, les pulsations cardiaques et sa saturation en oxygène ». Et si tout se passe au mieux, dès que possible, la maman peut quitter la table d’accouchement et se retrouver avec bébé et papa sur le divan. Bien sûr, toutes les futures mamans ne peuvent disposer d’un tel aménagement. « Il ne faut aucune contre-indication. Nous parlons d’une grossesse physiologique c’est-à-dire qu’il n’y ait qu’un seul bébé, qu’il soit tête en bas et que tout soit passé normalement au cours de la grossesse. » Dans ce type de salle, il faut également avoir la volonté d’accoucher sans péridurale. « Nous avons dans ce cas, une équipe de base (sage-femme, aide-soignante et l’accompagnateur qui est, dans la majorité des cas, le papa) mais en cas de besoin, le médecin et l’anesthésiste sont à proximité », détaille celle qui cadre les sages-femmes dans le service. « Quand on opte pour la salle nature, le couple est le premier acteur de l’accouchement. Nous permettons à la maman d’accoucher dans la position dans laquelle elle se sent le plus à l’aise. » De manière générale, une femme sur deux aimerait avoir un tel accouchement « mais pour tout un tas de raisons et notamment la douleur, dans la réalité, à Laon, seules 20 à 25 % de ces femmes vont jusqu’au bout. » Pour les aider à passer le cap, une réflexion est également en cours au sein du service pour compléter l’offre de soins avec une anesthésie sous hypnose. Lire la suite de l'article original... Maternité de Laon

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