Poitiers

CHU Poitiers

une "chambre" d'accouchement naturel

Le 16/04/2014

Les futures mamans peuvent accoucher de façon plus naturelle au CHU de Poitiers où une salle leur est désormais dédiée.

Ce n'est pas comme à la maison mais presque. Et désormais, les futures mamans ne présentant aucun signe clinique particulier – ni facteur de risque pour leur bébé – peuvent, si elles en font le projet, accoucher dans cette toute nouvelle salle dite « nature ». Lumière douce ou tamisée, musique au choix, large baignoire d'angle, ballon bleu géant, lit près du sol, coin bébé et siège double pour la relaxation et les étirements composent le mobilier de cette salle d'un type nouveau au CHU de Poitiers.

Le père sera véritablement acteur

Les temps changent. Les mentalités aussi. Passer du tout médical pour l'accouchement à une alternative plus douce est un projet qui germe depuis 2008. A mi-chemin entre la maison de naissance et la salle d'accouchement médicalisée, cette « chambre » au milieu du service de gynécologie obstétrique respecte davantage les demandes des parturientes. « La différence avec une salle conventionnelle, ce sont les gestes qui ne sont pas systématiques ni invasifs. Et aussi la place du futur papa. Il est véritablement acteur », reconnaissent Christine Autexier et Ghislaine Marcault, toutes deux sages-femmes cadres.

Autre exemple, la surveillance du rythme cardiaque du bébé qui se fait à distance avec un monitoring à capteurs « wifi ». Et si la patiente a besoin d'une péridurale, elle est dirigée vers une autre salle. La future maman peut également s'hydrater sans l'obligation d'une perfusion qui pourrait entraver ses mouvements. Soulignons encore que dans ce « cocon », où l'espace-temps a une autre dimension, l'accouchement se fait de façon naturelle?; et que la patiente peut se mouvoir à son gré. Avec évidemment l'accompagnement d'une sage-femme présente tout au long du travail jusqu'à l'arrivée au monde du bébé.

« Nous acceptons les patientes qui accouchent pour la première fois, jusqu'au troisième bébé. Après le troisième enfant, pour des raisons physiologiques, il pourrait y avoir des complications. Les sages-femmes libérales peuvent le proposer aussi à leurs patientes. Dans tous les cas, il faut que ce soit dans le projet de naissance des parents. Cette décision se prend aussi au cours des périodes de dialogue. Le dialogue est de toute façon nécessaire à tous les moments de la grossesse et de l'accouchement. » Enfin, des attentes vont être comblées, et la place de la sage-femme entièrement retrouvée.

Marie-Laure Aveline

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