Rang-du-Fliers

Rang-du-Fliers

Une salle spéciale pour accoucher comme à la maison

Le 13/10/2013

La musique est apaisante, la déco soignée, il y a même une télévision accrochée au plafond. C’est vrai qu’on se croirait presque à la maison. La nouvelle « salle nature » de l’hôpital de Rang-du-Fliers a été inaugurée hier. Ici, tout a été pensé pour détendre l’atmosphère. Et ce n’est pas une mauvaise idée, quand on mesure l’épreuve que représente l’accouchement. « Il faut savoir que chez certaines mamans, les douleurs du travail sont de l’intensité d’une fracture », résume le Dr Dominique Parmentier, chef du pôle mère-enfant. Or, sur la douzaine d’accouchements qui ont été pratiqués dans cette pièce en quatre mois, « nous n’avons pas eu à donner le moindre antalgique pour aider les mamans », précise Marie-Laure Morvan, cadre supérieure de santé. Un bain chaud avant l’accouchement Le principe est simple : contrairement au bloc obstétrical, tout a été conçu pour permettre aux femmes sur le point d’accoucher de se mouvoir et de trouver la bonne position pour faciliter le travail. Elles peuvent prendre un bain chaud dans une baignoire spacieuse afin de favoriser la dilatation du col de l’utérus, se soutenir à des écharpes accrochées au plafond, se positionner sur un ballon gonflable ou s’installer sur un canapé… sur lequel elles peuvent même accoucher si elles le souhaitent. Sinon, il y a une table plus classique. Le papa peut également assister sa compagne plus à son aise. Le travail final se faisant toujours avec l’assistance d’une sage-femme. Une salle classique juste à côté Cette alternative commence à se développer dans les hôpitaux. Une manière de répondre à des mamans parfois réfractaires à l’assistance médicale. « Sachant que si elles changent d’avis en cours de travail, ou si on considère qu’une césarienne ou une péridurale est nécessaire, on les transfère immédiatement dans une salle plus classique », ajoute le Dr Parmentier. Les mamans peuvent choisir cette option lors des séances de préparation à l’accouchement ou à leur arrivée à la maternité, si le personnel est disponible. Pour l’heure, la demande pour cette salle est encore timide, mais d’après le personnel hospitalier, les échos seraient très prometteurs. SYLVAIN DELAGE

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