Pau

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une salle pour accoucher sans péridurale à Navarre

Le 27/04/2012

Accoucher « nature ». Comprendre sans péridurale. C'est désormais possible à Pau. La polyclinique de Navarre propose en effet une salle entièrement conçue, après 100 000 euros de travaux, pour ce mode d'accouchement. Elle est équipée, d'une baignoire, d'un lit permettant d'adopter les postures adéquates, d'un ballon et de suspensions facilitant les étirements. « Tout est pensé pour permettre aux futures mamans de passer les différents caps, afin que les douleurs restent gérables », explique la sage-femme Dominique Bourdillon. Et qui plus est en sécurité, puisque la salle est intégrée au bloc en cas de problème. « Actrices de leur accouchement » Le premier accouchement « nature » a eu lieu en novembre après une préparation spécifique durant les mois qui ont précédé. Depuis, une dizaine de femmes ont suivi. La moitié avec l'équipe de sages-femmes de garde, l'autre avec une sage-femme dédiée qui a suivi toute la grossesse. « L'accouchement ne dure pas plus longtemps, assure Dominique Bourdillon. Pour une première naissance, quand tout se passe bien, cela peut se dérouler en 5h. Ce sont des femmes motivées et bien préparées qui sont déjà en travail quand elles arrivent ». Selon la sage-femme, seules trois futures mamans « ont craqué ». Et finalement opté pour la péridurale. Si la pratique de l'accouchement « nature » est répandue dans les pays d'Europe du Nord, en France, elle en est à ses débuts. Mais pour la sage-femme cadre, Corinne Morales, « il y a une demande » : « Il y a un besoin pour certaines femmes de devenir complètement actrices de leur accouchement et de ressentir les choses tout en respectant les règles de sécurité ». « Laisser le choix aux mamans » Marie-France Gaucher la directrice de la polyclinique de Navarre, ne s'en cache pas. La création d'une salle d'accouchement « nature » a suscité un gros débat dans un premier temps, au sein de l'établissement. « Il y a eu deux ans de discussions, explique-t-elle. Mais on a pensé qu'aujourd'hui, il fallait laisser le libre choix aux mamans. Toutes n'ont pas forcément envie d'un accouchement médicalisé , mais veulent que cela se passe en sécurité. C'est un compromis ». Un désir de « naturel », relayé par un film comme « Le premier cri » ou une série d'articles dans la presse féminine.

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